Le monde va mal. Très mal. On le savait déjà depuis un bout de temps, mais ce doux mélange de déni et de foi dans la science et les institutions nous avaient jusqu’ici permis d’ignorer le problème. Mais voilà, la multiplication des études et autres rapports alarmants pleuvent et sont largement relayés sur les réseaux sociaux. Impossible donc d’ignorer le phénomène.

On retiendra particulièrement celui du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’autorité suprême en matière d’environnement et de réchauffement climatique, qui dit, en substance : « nous confirmons que nous sommes bien dans la merde, mais le niveau de caca monte plus vite que prévu ». Donc voilà, jusqu’ici on nous fournissait des chiffres sur la fin du monde qui la rendait aussi lointaine qu’abstraite : 2050, 2100, etc. Sauf que les récentes publications, dont celle du GIEC, ont fait reculer cet horizon à un instant beaucoup plus tangible : maintenant.

Et cette nouvelle temporalité de l’apocalypse fait se télescoper brusquement notre imaginaire eschatologique à nos habitudes bien ancrées de la société de consommation. Les films d’anticipation ressemblent tout d’un coup à des documentaires, et on commence à flipper.

Et la loi des séries est la pour nous rappeler qu’un malheur n’arrive jamais seul : la montée des populismes et des extrêmes partout à travers le globe renforce les inégalités en tous genres et aggrave le réchauffement climatique.

Je ne vais pas m’étaler plus en longueur, vous le savez, je le sais : on a bien merdé. Maintenant, il reste deux alternatives :

  1. celle déjà en vigueur, qui consiste à trouver un compromis avec sa conscience : « c’est la faute de eux, les méchants. Ce sont les politiques, les corporations et les lobbys ». C’est vrai, en partie. Mais nos choix de vie ont portés les mauvaises personnes aux postes clés, directement ou indirectement.
  2. celle qu’il va falloir adopter pour pas crever et voir ses petits enfants grandir, qui consiste à prendre ses responsabilités : « je sais que mes choix de vie personnelle ont une influence à l’échelle macro-économique, j’agis donc en conséquence et je les change ».

Voilà, c’était le paragraphe moralisateur et auto-flagelleur. Il est temps de passer à la pratique, dans l’esprit du site, à savoir comment le fait d’être écolo peut permettre d’économiser du pognon. Vous me direz, c’est un tantinet hypocrite de la part d’un type qui vous incite à éviter les frais de douane ou à choper des sièges sur EasyJet, et je vous répondrais alors : « oui, parfaitement (espèce de petit con) : on peut être pétri de paradoxes et essayer de faire de son mieux ».

Je vous propose cinq petites astuces qui permettent, sans trop d’efforts, d’économiser du fric en agissant pour le bien-être collectif :

  1. Utiliser une application pour scanner vos achats
    Il en existe une pléthore, et même si la plupart n’inclue pas encore une dimension « écologique », elles contribuent néanmoins à un comportement responsable. Rien que manger local et bio a déjà un impact certain sur l’environnement. En voici pêle-mêle quelques-unes :

    1. Nutriscan : l’application de Bon à Savoir uniquement pour les produits suisses. En scannant un code-barre, elle permet d’obtenir des infos sur la qualité des produits basé sur un « nutriscore ». Idéal pour votre santé et l’environnement !
    2. Incy Beauty : même chose pour les produits cosmétiques.
    3. Planet Ocean : pas vraiment du scan, permet d’analyser quelles sont les espèces de poissons en danger, et donc lesquelles sont à privilégier dans votre assiette.
  2. Utiliser la carte interactive « Près de chez vous » pour géolocaliser les acteurs eco-responsables
    Le site www.presdecheznous.fr propose une carte intéractive qui référence les acteurs eco-responsables sous huit catégories (alimentation, habitat/jardin, éducation, mobilité, sorties/culture, vêtements/beauté, lieux collaboratifs, voyages et économie/échange). Elle est d’autant plus intéressante qu’elle est collaborative et vous permet d’ajouter vous-même les acteurs manquants (mais restez clairvoyant par rapport à vos contributions, par exemple : Starbucks n’est pas un acteur eco-responsable malgré son branding fairtrade).
  3. Prendre un sac à commissions
    Ca peut paraître concon, mais chaque fois que vous allez faire vos courses, vous faites peut-être partie des gens qui achètent chaque fois un sac pour y foutre ses courses. D’une part ça coûte cher (faite la multiplication vous-même), et ça pollue (surtout quand ils sont en plastique). Il existe même des petits sacs en toile pour les fruits et les légumes !
  4. Brancher les appareils sur des multiprises
    Tout ce qui est en potentiellement en veille (ordinateur, télévision, ampli, etc.) doit être branché sur un multiprise avec un bouton. Ca permet d’éteindre complètement tout ce bordel et donc de faire des économies sur l’électricité. Et tant pis pour votre ratio sur les sites de torrent.
  5. Baisser le chauffage et foutre un pull
    On aime tous se balader à poil en fumant la pipe chez soi, c’est sûr. On peut aussi fumer la pipe en col roulé, avec un training. Plus d’hélicoptère avec le zgoueg pour la voisine d’en face, mais des économies substantielles sur le chauffage.